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Focus pour la semaine du 2 septembre 2019

Comme chaque dimanche, vous pouvez retrouver les chiffres macroéconomiques majeurs à surveiller pour la semaine prochaine.

Puisque l’économie et les marchés boursiers évoluent dans la même direction sur long terme, la macroéconomie peut aider les investisseurs et les traders à prendre de meilleures décisions.

Cette semaine, c’est le rapport de l’emploi américain du mois d’août qui sera l’élément le plus important à suivre.

Les autres indicateurs clés seront les indices ISM manufacturier et non manufacturier du mois d’août, les ventes d’automobiles du mois d’août et le déficit commercial de juillet.

Le président de la Fed, Jerome Powell, portera un discours depuis Zurich avec le président de la banque nationale suisse (BNS).

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Focus pour la semaine du 26 août 2019

Comme chaque dimanche, vous pouvez retrouver les chiffres macroéconomiques majeurs à surveiller pour la semaine prochaine.

Puisque l’économie et les marchés boursiers évoluent dans la même direction sur long terme, la macroéconomie peut aider les investisseurs et les traders à prendre de meilleures décisions.

Cette semaine, la seconde estimation du PIB américain du deuxième trimestre sera le rapport le plus important à suivre.

Outre ce rapport, le revenu personnel et les dépenses du mois de juillet et les prix de l’immobilier Case-Shiller de juin seront publiés.

Côté production, les sondages d’août de la Fed de Richmond et de Dallas seront publiés.

Lundi 26 août

14h30 – Les commandes de biens durables (indicateur avancé) du mois de juillet seront publiées. Le consensus attend une hausse de 1,1% des commandes.

Les commandes de bien durables nettes d’inflation ont tendance à diminuer avant le début d’une récession.

16h30 – Sondage d’août de la Fed de Dallas auprès des entreprises manufacturières.

Mardi 27 août

15h00 – Les prix de l’immobilier Case-Shiller de juin seront publiés. Le consensus table sur une hausse de 2,3% des prix de l’immobilier sur une année.

15h00 – Dans le même temps, les prix de l’immobilier de la FHFA (Agence fédérale de financement du logement) seront publiés.

16h00 – Sondage d’août de la Fed de Richmond auprès des entreprises manufacturières.

Mercredi 28 août

Pas de publication macroéconomique majeure.

Jeudi 29 août

14h30 – La seconde estimation du PIB U.S. du deuxième trimestre sera publiée. Le consensus table sur une hausse de 2% du PIB au T2, en baisse par rapport à la première estimation (2,1%).

14h30 – Comme tous les jeudis, les inscriptions hebdomadaires au chômage de la semaine dernière seront publiées. Le consensus table sur 213k inscriptions, soit plus que la semaine précédente (209k).

La moyenne à 4 semaines des inscriptions hebdomadaires au chômage est un indicateur avancé de l’économie américaine qui tend à augmenter plusieurs semaines avant le début d’une récession.

Moyenne de 4 semaines des inscriptions aux allocations chômage aux Etats-Unis

Vendredi 30 août

14h30 – Le revenu personnel et les dépenses du mois de juillet seront publiés. Le consensus table sur une hausse de 0,3% du revenu personnel et d’une hausse de 0,5% des dépenses des particuliers en juillet comparé à juin.

16h00 – L’estimation finale de l’indice de confiance de l’université du Michigan est attendue à 92,3.

Pour un suivi complet de la macroéconomie américaine, je vous invite à lire mon précédent article.

Point Macro : Suivi des indicateurs avancés US au 23/08/2019

Tous les jeudis ou vendredis, vous retrouvez ce point sur la macroéconomie américaine. Etant donné que la bourse et l’économie évoluent dans la même direction sur du long terme, il est indispensable de suivre l’évolution de l’économie américaine afin de prendre les meilleures décisions d’investissement.

Je me concentre presque uniquement sur la macroéconomie américaine, car c’est la plus influente dans le monde. Les deux plus importants crashs boursiers en Europe ont eu lieu en 2001-2002 et en 2007-2008, lorsque l’économie américaine tombait en récession. Lors de la crise de la dette européenne, les principaux indices européens ont reculé de 20 à 30%, bien loin des -50% que nous avons pu observer lors des récessions américaines.

L'économie américaine en croissance en 2019

Pour tenter de prédire une récession, il faut se concentrer sur les indicateurs économiques avancés, car ils ont tendance à se retourner avant le début d’une récession. Les indicateurs macroéconomiques coïncidents tendent à se replier lorsque l’économie est déjà en récession comme nous pouvons le constater ci-dessus.

Voici une brève liste des indicateurs économiques avancés que je suis :

  • Le marché de l’emploi
  • Les conditions financières
  • La production
  • Le commerce
  • Les profits des entreprises
  • Les taux
  • Le marché immobilier

Points positifs :

  • L’économie américaine continue de créer des nouveaux emplois.

Neutres :

  • Les conditions financières sont stables.
  • Les profits réels des entreprises sont à leur niveau le plus bas depuis le premier trimestre 2018.

Points négatifs :

  • La courbe des taux continue de s’inverser avec désormais le rendement du 3 mois US en train de flirter avec le 10 ans. L’inversion de la courbe a généralement lieu 1 à 2 ans avant le début d’une récession (voir les deux derniers graphiques).
  • Le marché immobilier ne progresse plus depuis le début de l’année.

Voici l’évolution des indicateurs économiques avancés que je suis :

Conclusion

L’économie américaine semble toujours en expansion malgré la dégradation de l’économie depuis l’été 2018.

Voici comment était cette liste d’indicateurs en 2000/2001 et 2006/2007 avant le début des deux dernières récessions américaines :

2000/2001 :

Indicateurs macroéconomiques américains en 2000 avant la récession

2006/2007 :

Indicateurs macroéconomiques américains en 2007 avant la récession

Focus pour la semaine du 19 août

Comme chaque dimanche, vous pouvez retrouver les chiffres macroéconomiques majeurs à surveiller pour la semaine prochaine.

Puisque l’économie et les marchés boursiers évoluent dans la même direction sur long terme, la macroéconomie peut aider les investisseurs et les traders à prendre de meilleures décisions.

Cette semaine, les chiffres sur le marché immobilier américain du mois de juillet seront les plus importants de la semaine.

Lundi 19 août

11h00 – Les chiffres sur l’inflation en zone euro du mois de juillet sont attendus stables. L’IPC est attendu à 1,1% et l’IPC core à 0,9% sur une année glissante.

Mardi 20 août

Pas de publication macroéconomique majeure.

Mercredi 21 août

16h00 – Le nombre de ventes de logements existants du mois de juillet sera publié. Le consensus s’attend à 5,39 millions ventes sur une année glissante soit un chiffre en hausse comparé au mois de juin (5,27).

Les chiffres sur le logement sont importants à suivre car le marché de l’immobilier a tendance à se dégrader avant le début d’une récession.

20h00 – Les Minutes de la Fed de la décision monétaire du 31/07 seront publiées.

Jeudi 22 août

14h30 – Comme tous les jeudis, les inscriptions hebdomadaires au chômage de la semaine dernière seront publiées. Le consensus table sur 215k inscriptions, soit moins que la semaine précédente (220k).

La moyenne à 4 semaines des inscriptions hebdomadaires au chômage est un indicateur avancé de l’économie américaine qui tend à augmenter plusieurs semaines avant le début d’une récession.

Moyenne de 4 semaines des inscriptions aux allocations chômage aux Etats-Unis

Vendredi 23 août

16h00 – Le restant des chiffres sur le marché immobilier américain du mois de juillet sera publié. Les ventes de nouveaux logements sont attendues en légère baisse comparé au mois de juin (645k vs 646k)

Ventes de nouveaux logements aux Etats-Unis

Le nombre de ventes de nouveaux logements est un indicateur avancé de l’économie américaine qui tend à baisser avant le début d’une récession. Depuis 2018, ce nombre est en baisse ce qui suggère une détérioration de la macroéconomie américaine.

16h00 – Dans le même temps, le président de la réserve fédérale Jerome Powell s’exprimera sur les défis des politiques monétaires au sommet annuel de Jackson Hole.

Bourse : Pourquoi la macroéconomie américaine est la plus importante ?

Si vous avez déjà comparé les différents indices boursiers entre eux, vous avez probablement remarqué qu’ils sont très corrélés avec ceux de Wall Street. Que vous compariez le SMI, le TSX ou le CAC 40 avec le S&P 500, les retournements se produisent au même moment.

Graphique du S&P 500, TSX, SMI et CAC 40

Les Etats-Unis : une économie résiliente

La première raison de cette importante corrélation entre les différents indices boursiers est l’influence de l’économie américaine sur les autres pays. Les Etats-Unis sont un pays avec une économie très résiliente et qui importe beaucoup plus de produits qu’elle n’en exporte.

Les Etats-Unis sont un important client de la plupart des pays et ont donc tendance à avoir une influence conséquente sur l’économie mondiale. Lorsque les consommateurs américains consomment moins, les autres pays exportent moins et produisent moins.

A l’inverse des autres pays, l’économie américaine est très peu tournée vers l’export (seulement 10% du PIB contre 30% pour la France et 50% pour l’Allemagne). Par conséquent, les crises économiques dans les autres pays ont un impact faible sur l’économie américaine.

Part des exportations des biens et des services dans le PIB par pays.

Wall Street pèse plus de 50% de la capitalisation boursière mondiale

Le second facteur qui justifie cette corrélation est la part des actions américaines dans les actions mondiales. Le marché boursier américain représente plus de la moitié de la capitalisation boursière mondiale.

Lorsque Wall Street recule, c’est donc un mauvais signal pour les autres bourses mondiales.

Capitalisation boursière par pays 2018

L’économie américaine est plus dynamique que l’économie mondiale

L’économie américaine se détériore généralement en premier lorsqu’une récession mondiale commence. Par exemple, lorsque l’économie mondiale se détériorait en 2008, l’économie américaine commençait déjà à ralentir en 2007.

La bourse américaine est presque uniquement impactée par l’économie américaine. Ce n’est pas le cas pour le CAC 40, le DAX ou d’autres indices. Prenez le cas du CAC 40 : ses deux plus grandes chutes ont eu lieu en 2001-2002 (-65%) et 2007-2008 (-60%) lorsque l’économie américaine tombait en récession et Wall Street chutaient.

Lors de la crise de la dette européenne en 2011, le CAC 40 n’a reculé que de 30% et de 25% lors de la chute de la bourse chinoise en 2015.

Si vous investissez ou spéculez sur le long terme les indices boursiers, il est donc indispensable de suivre avant tout la macroéconomie américaine. Ne pas la surveiller vous coûtera cher dès la prochaine récession américaine.

Evolution du cours du CAC 40 depuis 1990

Bourse : les indicateurs économiques les plus importants

Les indices boursiers et l’économie évoluent dans la même direction sur le long terme. Cela s’explique par le simple fait que lorsque l’économie croît, les entreprises réalisent plus de profits. Les investisseurs achètent donc des actions faisant ainsi monter leur prix.

Les indicateurs avancés (leading indicators en anglais) sont donc non seulement des indicateurs « précurseurs » pour l’économie, mais également les indices boursiers.

Puisque l’économie américaine est la plus influente dans le monde, la macroéconomie américaine est la plus importante à suivre pour bien spéculer sur les indices boursiers y compris les indices européens.

Graphique du cours du CAC 40 avec les récessions francaises et américaines.

Les indicateurs avancés

Il existe une multitude d’indicateurs avancés, mais certains ne sont ni précis dans le temps ni particulièrement fiable. En effet, des indicateurs qui ont prédit qu’une seule récession sur les 10 dernières ne peuvent pas être considérés comme fiables.

Evidemment, il n’existe pas d’indicateur miracle qui va prédire toutes les récessions à temps. Parfois un indicateur peut être trop en avance ou en retard. Il est donc important de surveiller un panel d’indicateurs avancés de plusieurs secteurs différents afin de jauger l’état de santé d’une économie.

Vous pouvez retrouver à cette page mon top 5 des indicateurs les plus fiables pour anticiper une récession américaine (et donc mondiale).

Les indicateurs économiques avancés précis et/ou indispensables

Les indicateurs avancés peuvent être décomposés en deux catégories :

  1. Ceux qui sont précis dans le temps,
  2. Ceux qui sont indispensables.

Le taux de chômage

Dans le passé, le taux de chômage américain augmentait quelques mois avant le début d’une récession. C’est un indicateur indispensable et précis pour timer une récession.

taux de chômage

Les ventes de logements neufs

Dans le passé, les mises en chantier avaient tendance à chuter, mais plusieurs trimestres voire plusieurs années avant le début d’une récession. C’est un indicateur indispensable, mais pas précis pour timer une récession.

ventes de logements neufs

La courbe des taux

Dans le passé, l’écart de taux entre le 10 ans et le 3 mois américain avait tendance à devenir négatif plusieurs mois avant le début de la prochaine récession. C’est un indicateur indispensable, mais pas précis pour timer une récession.

Top 5 des indicateurs de récession les plus fiables

Depuis des décennies, tous les pays connaissent régulièrement des récessions. Malgré le fait qu’elles soient de moins en moins fréquentes, ce phénomène est inévitable et fait partie intégrante d’un processus plus large appelé cycle économique. Et puisque les importants replis des marchés boursiers se font la plupart du temps en période de récession, il est indispensable pour un investisseur d’essayer de sortir du marché boursier (ou même immobilier) avant le début d’une récession et d’y entrer à nouveau lors de la reprise économique.

Réussir à sortir puis rentrer au bon moment permet non seulement d’éviter de voir ses investissements fondre, mais également d’améliorer son rendement.

Evolution du marché boursier américain superposé aux récessions depuis 1980

Pourquoi la macroéconomie est importante pour prédire les récessions ?

L’économie est le moteur des bénéfices des entreprises, et entraîne pour cette raison le marché boursier sur du long terme. Les marchés haussiers coïncident généralement avec les expansions économiques tandis que les marchés baissiers coïncident plutôt avec les récessions. Par conséquent, les indicateurs macroéconomiques sont des éléments clés à analyser lorsque nous investissons sur les marchés boursiers.

Étant donné que le marché boursier a tendance à se retourner avant le début des récessions, nous devons examiner les indicateurs économiques avancés (leading indicators) qui se détériorent également avant le début des récessions.

Cela ne signifie pas que le marché boursier ne peut pas se retourner avant une détérioration de la macroéconomie. En 1973, le S&P 500 s’est retourné quelques mois avant que la situation macroéconomique aux Etats-Unis se détériore.

Cependant, la plus grande partie des marchés baissiers survient après une détérioration importante de la conjoncture macroéconomique.

Cela ne veut pas dire non plus que le marché boursier ne peut pas reculer de 20% lors des périodes d’expansions économiques.

Les marchés ont tendance à réagir de façon émotionnelle sur du court terme en fonction des gros-titres des médias et des décisions politiques (cf. guerres commerciales, tensions géopolitiques, etc.)

De ce fait, plusieurs corrections de 20% peuvent avoir lieu en période d’expansion économique. Toutefois, ces corrections sont la plupart du temps rapidement corrigées (en quelques semaines), ce qui n’est pas le cas des krachs provoqués par les récessions économiques qui prennent plusieurs mois voire années à être corrigés.

Suivez en temps réel les indicateurs macroéconomiques avancés pour surveiller l’économie américaine.

Les récessions et le marché boursier

Drawdowns du S&P 500 superposés aux récessions américaines

Les Etats-Unis ont passé 10% de leur temps en récession depuis 1950. Les récessions coûtent au moins 30% au S&P 500 (près de 60% en 2008).

Dans cet article, nous allons étudier les 5 meilleurs indicateurs pour prédire les récessions.

Pourquoi surveiller la macroéconomie américaine plutôt qu’européenne ?

Compte tenu du fait que la bourse américaine représente environ la moitié de la capitalisation boursière mondiale, les récessions américaines ont un impact beaucoup plus important sur les marchés internationaux (dont français) que les récessions Argentines, Turques ou Grecques…

En fait, tous les krachs majeurs du CAC 40 depuis sa création étaient en raison d’une récession américaine (-50% lors de l’éclatement de la bulle internet en 2000, puis -55% lors de la crise financière de 2008).

A titre de comparaison, la récession européenne à cause de la crise de la dette en 2011 a provoqué une baisse de « seulement » 30% au CAC 40.

Pour cette raison, les indicateurs américains présentés à la suite sont d’une utilité globale.

Top 5 des indicateurs les plus fiables pour prédire les récessions américaines

La courbe des taux

La courbe des taux est l’indicateur le plus connu pour prédire les périodes de récession. Toutefois, bien qu’il soit particulièrement fiable, il n’a pas prédit à temps toutes les récessions.

Parmi les différentes maturités de la courbe des taux, le rendement à 10 ans est souvent comparé à celui à 3 mois et à 2 ans afin de prédire les récessions. Les autres maturités de la courbe des taux sont très peu utilisées dans ce cas de figure.

>> Article pour tout savoir sur la courbe des taux

Au cours des 40 dernières années, le décalage entre l’inversion et le début de la prochaine récession a long: au moins 7 mois et parfois jusqu’à 2-3 ans. En général, c’est lorsque le spread redevient positif (supérieur à 0) que le krach boursier commence.

Ecart de taux entre le 10 ans et le 3 mois US

La logique est la même pour le différentiel entre les rendements à 10 ans et 2 ans.

Ecart de taux entre le 10 ans et le 2 ans US

Le taux de chômage

Le taux de chômage est un indicateur particulièrement fiable pour prédire les périodes de récession, car il a tendance à augmenter plusieurs mois avant le début d’une récession.

Evolution du taux de chômage des Etats-Unis depuis 1950

Alternative au taux de chômage : Inscriptions aux allocations chômages (moyenne 4 semaines).

Les ventes de nouveaux logements

Le marché du logement ne représente que 4 à 5% de l’économie américaine, mais l’immobilier est un indicateur avancé très utile, car il s’agit d’un investissement coûteux pour les particuliers.

Un chômeur a plus de chances de décider de ne pas se payer une nouvelle maison afin de faire des économies. Ce qui n’est pas le cas pour les petits achats comme un dîner au restaurant ou l’achat d’une nouvelle télévision.

Les gros achats sont les premiers à chuter lorsque l’économie américaine se dirige vers la récession.

Le marché immobilier est donc un indicateur important de l’économie américaine. Au cours des 50 dernières années, une moyenne de 28 mois s’est écoulée entre le pic d’expansion des ventes de maisons neuves et le début de la prochaine récession.

Ventes de nouveaux logements aux Etats-Unis depuis 1960

Alternative aux ventes de nouveaux logements: Permis de construire, mises en chantier.

Les profits des entreprises

Comme nous l’avons indiqué au début de cet article, l’économie est le moteur des bénéfices des entreprises. Ainsi, les bénéfices des sociétés corrigés de l’inflation ont tendance à baisser pendant plusieurs trimestres avant le début des récessions.

Evolution des profits des entreprises américaines depuis 1950

Le taux de défaut sur tous les prêts

Dans le passé, le taux de défaut sur tous les prêts augmentait avant le début d’une récession.

Taux de défaut sur tous les prêts aux Etats-Unis depuis 1985

Lire un exemple d’une étude complète de la macroéconomie américaine ici.

Le rapport de l’emploi américain reste solide malgré un ralentissement de la croissance

Le rapport de l’emploi américain du mois de juillet est resté solide malgré le ralentissement de l’économie mondiale et des Etats-Unis.

Le nombre total de créations d’emplois dans le secteur non agricole est ressorti à 164,000 soit légèrement supérieur aux attentes à 156,000. Cependant, les chiffres des deux précédents mois ont été révisés à la baisse de 41,000 au total.

Le taux de chômage stable à 3,7%

Le taux de chômage est quant à lui resté à 3,7% en juillet. C’est peut-être l’indicateur le plus important à suivre avec la courbe des taux, car le taux de chômage a tendance à augmenter avant le début d’une récession.

Evolution du taux de chômage américaine
Evolution du taux de chômage américaine

La croissance du nombre d’employés à son rythme de croisière

Un autre indicateur intéressant est le changement sur une année du nombre total d’employés (graphique ci-dessous). De manière générale, le nombre d’employés chute avant la récession. Une baisse sous 2 millions serait un signal alertant pour l’économie.

Changement sur une année du nombre total d'employés aux Etats-Unis.
Changement sur une année du nombre total d’employés aux Etats-Unis.

Conclusion du rapport de l’emploi américain de juillet

Pour le moment, le taux de chômage ne donne pas de signal d’alerte, mais un rebond au-delà de 4% augmenterait grandement les chances de récession américaine dans les mois qui suivraient.

Au vu de la courbe des taux (taux 10 ans inférieur au rendement à 3 mois), du ralentissement de l’activité manufacturière et de la chute des permis de construire à leur niveau le plus bas en 2 ans, la récession américaine ne semble plus très loin. La récession américaine a sans doute le plus de chances de se produire en fin d’année ou début d’année prochaine.

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