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Quel est l’état de l’économie américaine au T3 2020 ?

Six mois après le début de la crise économique provoquée par la pandémie du coronavirus, il est temps de faire un premier bilan de l’état de la reprise économique. Comme tout le monde sait, les mesures sans précédent de confinement ont été catastrophiques pour l’économie mondiale puisqu’elles ont mis plusieurs dizaines de millions d’employés sur le carreau, rien que dans les économies dites développées.

Heureusement et contre toute attente, l’économie mondiale se remet vigoureusement de la crise. Il faut dire que les banques centrales et les gouvernements n’ont jamais mis autant de moyens et aussi rapidement pour sauver l’économie. Rien que le G4 des banques centrales, plus de 10 000 milliards de dollars de nouvelle monnaie ont été « imprimés », l’équivalent de 11% du PIB mondial de 2019.

L’attention des investisseurs est axée sur le rythme de la reprise. Jusqu’à maintenant, les économistes et analystes ont été plutôt pessimistes sur sa vitesse qui bien qu’incomplète, est plutôt en forme de « V » qu’en forme de « L ».

Dans cet article, nous allons faire un point sur l’état de la reprise de l’économie américaine et quelques prévisions sur sa future trajectoire.

PIB

Sans surprise, la production a fortement rebondi au troisième trimestre, le PIB ayant augmenté de 33,1% sur un rythme annualisé. Comme prévu également, ce chiffre est trompeur, car il masque l’ampleur des dégâts causés par la pandémie. Le PIB est toujours inférieur de 2,9% au niveau de l’année dernière, et si l’on suppose que la croissance de croisière est d’environ 2%, le déficit réel est donc plus proche de 5%. Ce n’est donc pas une situation économique bonne, mais ce n’est pas non plus une dépression.

Consommation

La croissance va évidemment nettement ralentir au quatrième trimestre pour se rapprocher de sa normale. Il est intéressant de noter que le troisième trimestre s’est terminé avec une accélération de la dynamique. Les dépenses de consommation ont augmenté de 1,2% en septembre, contre 0,7 % en août.

Toutefois, la pandémie reste le principal obstacle à la guérison de l’économie. Le secteur des services ne pourra pas se rétablir complètement tant que la population ne sera pas totalement convaincue de pouvoir retourner dans les lieux bondés. Tant que ce doute sera présent, la demande continuera d’être poussée vers les dépenses de biens.

Il est légitime de penser qu’une fois que la pandémie sera derrière nous, il y aura une explosion des dépenses dans les loisirs et divertissements l’année prochaine. Les gens vont faire ce qu’ils n’ont pas fait en 2020, c’est-à-dire aller au restaurant, au cinéma et en vacances.

Emplois

L’emploi a continué de croître à un rythme historiquement rapide en septembre. Le nombre d’emplois a augmenté de 661 000 au total, dont 877 000 dans le secteur privé et un peu plus de 12 millions depuis mai après en avoir perdu 22 millions en mars et avril. Environ 50% des emplois perdus au printemps ont été récupérés.

Malgré les importantes aides de l’Etat et des renflouements, le marché de l’emploi a connu un des pires chocs de son histoire. La masse salariale américaine s’est contractée de 13% sur le seul mois d’avril contre 0,6% au pire mois de la grande récession de 2008-2009 (mars 2009).

Toutefois, comparer les pertes d’emplois par mois entre cette crise et les précédentes serait une erreur, car contrairement aux autres crises, la contraction de l’économie à cette fois-ci était soudaine et brutale à cause des mesures de confinement.

Au pire de la crise, le nombre d’employés était en baisse d’un peu plus de 14%, soit plus de deux fois plus que la grande récession de 2008-2009 (-6%) qui était déjà la plus grande récession du marché de l’emploi depuis la Grande Dépression des années 30. En septembre, le nombre d’employés (NFP) était encore 7% inférieur à son niveau du début d’année.

Les créations d’emplois devraient se poursuivre ces prochains mois, mais le rythme va probablement continuer à ralentir, sauf si les législateurs et la Maison-Blanche se mettent sur d’accord sur un nouveau plan de relance massif.

Une autre façon d’analyser le marché de l’emploi est à travers les inscriptions aux allocations chômage. Les inscriptions initiales à l’allocation chômage mesurent le nombre de personnes ayant demandé pour la première fois à recevoir des prestations de chômage.

Cette série est en baisse depuis fin mai, passant de près de 6 millions au pire de la crise à environ 850 000 début octobre. C’est un niveau qui reste élevé puisque c’est le même niveau qu’au pire de la Grande Récession de 2008-2009, mais la baisse de cette série suggère que l’économie américaine poursuit son redressement.

Le nombre de bénéficiaires réguliers à l’allocation chômage mesure le nombre total de personnes au chômage. Comme le nombre d’inscriptions initiales à l’allocation chômage, il est en baisse après avoir inscrit un record à près de 23 millions courant mai. La baisse de cette série est également un facteur encourageant pour la reprise.

Revenu disponible

La croissance réelle du revenu des ménages a été importante pendant les pires mois de la crise, progressant jusqu’à 15% sur un an grâce aux aides massives de l’Etat (CARES Act.), mais ces aides ont depuis expiré (fin juillet). Le revenu réel des ménages reste toutefois 4,0% supérieur à son niveau d’août 2019, ce qui explique le fort rebond de la consommation des ménages malgré les incertitudes et le chômage élevé.

Le revenu disponible sera une série à surveiller, car s’il y a moins de revenus, il y aura moins de dépenses et donc moins de croissance et d’embauches.

Industrie manufacturière

La production industrielle a également chuté lors des mois de confinement (-17%). C’est une récession industrielle sévère, comparable à celle connue lors de la grande récession de 2008-2009.

Depuis mai, l’industrie manufacturière se reprend comme tous les autres pans de l’économie américaine. La production industrielle reste néanmoins 8% inférieur à son plus haut historique inscrit en 2019 (7% inférieur à son niveau du début d’année).

La production industrielle a étonnamment reculé en septembre alors que les indices manufacturiers des districts fédéraux et les indices PMI étaient en hausse.

Cette baisse est essentiellement due à une normalisation du rebond de l’activité chez les fabricants automobiles. Toutefois, le trimestre s’est terminé sur une note encourageante avec une nouvelle augmentation des nouvelles commandes de biens d’équipement de base.

De plus, les PMI manufacturiers de Markit et de l’ISM continuent de croître suggérant une accélération de la reprise dans le secteur industriel.

Logements

Le marché du logement américain continue à progresser à toute allure en raison des tendances démographiques et des faibles taux d’intérêt. Les ventes de nouveaux logements sont ressorties en hausse de plus de 40% sur un an en août, le taux de croissance le plus élevé depuis le début des années 90!

Une partie de cette hausse est due à un report des ventes qui ne pouvaient pas se faire lors de la période de confinement, mais une énorme partie est probablement due à la chute des taux hypothécaires suite aux baisses des taux directeurs de la Fed. Le taux moyen d’emprunt à 15 ans a été constaté à 2,37% fin septembre contre 3,05% il y a à peine un an. Le taux moyen d’emprunt à 30 ans a été constaté à 2,87% fin septembre contre 3,57% il y a un an.

Conséquence de ces achats importants de nouveaux logements, le « stock » de logements disponibles a chuté à un plus bas record de seulement 2,7 mois en septembre. Ce « stock » est calculé selon le nombre de logements récemment vendus et le nombre de logements disponibles à la vente.

En raison du très faible stock, les prix des logements continuent de grimper, le prix médian des ventes est en hausse de 14,8% par rapport à l’année dernière.

Etant donné que le stock est de 2,7 mois et qu’il faut en moyenne 6 mois pour construire un logement individuel et 12 mois pour construire un logement collectif aux Etats-Unis, les nouvelles constructions devraient logiquement rester importantes ces prochains mois pour répondre à la demande et reconstruire un stock normal (6 mois).

Les mises en chantier et les permis de construire sont revenus à leur niveau d’avant crise. En août, il y a eu environ 1,4 million de permis de construire délivrés et mises en chantier (rythme annualisé).

Résumé

Indicateurs qui se sont totalement remis de la crise :

  • Logements
  • Consommation de biens

Indicateurs qui ne se sont pas encore totalement remis de la crise :

  • Consommation dans les services (-6%)
  • Nombre d’employés (-7%)
  • Production industrielle (-7%)

Prévisions de la reprise

Maintenant, ce qui nous importe vraiment sont les perspectives de la reprise à venir. L’économie américaine peut-elle maintenir sa dynamique ? La reprise peut-elle continuer sans plan de relance supplémentaire ?

Pour répondre à ces questions, nous devons regarder les chiffres d’octobre et l’indice économique hebdomadaire de la Fed de New York (WEI), un indicateur qui suit relativement bien les tendances de la croissance du PIB d’une année sur l’autre.

Le WEI a accéléré son redressement en octobre, ce qui suggère que l’économie a continué à se redresser en octobre et ce, malgré la fin des prestations de chômage exceptionnelles pour le troisième mois complet. De même, les PMI manufacturiers de Markit et de l’ISM vu plus tôt ont accéléré en octobre. Cela laisse à penser que l’économie américaine n’a pas encore besoin d’un nouveau soutien budgétaire.

Pour que le PIB américain revienne à son niveau d’avant crise (T4 2019), le PIB doit croître de 2,9% par rapport à son niveau actuel (T3 2020). Un retour à ce niveau semble peu probable d’ici la fin de l’année puisque pour le moment, les modèles de la Fed de New York et de la Fed de Philadelphie tablent sur une croissance d’environ 3% sur un rythme annualisé au T4 2020 alors qu’elle doit être de 8,2%.

La vitesse de la reprise dépendra de deux facteurs : 1) la gestion de la pandémie et 2) les prochains plans de relance. Bien qu’un nouveau plan de relance ne semble pas pour le moment nécessaire, il est clair que des nouvelles mesures accéléreraient la reprise. L’ampleur, le calendrier et la composition des nouvelles mesures dépendront vraisemblablement du parti qui contrôle le Sénat. La reprise sera plus lente avec un Sénat contrôlé par un parti différent du président.

Prévision marché boursier: Début d’un nouveau bull-market ?

Le marché boursier a continué à progresser la semaine dernière. Les principaux indices américains ont continué à inscrire des nouveaux records.

Voici mes perspectives du marché :

  • Le ratio risque/récompense ne favorise pas les investisseurs de long terme. Les valorisations sont élevées (mais peuvent rester élevées pendant plusieurs années donc ce n’est pas un signal baissier).
  • Analyse fondamentale (6-12 mois): Haussier. Il n’y a pas de détérioration majeure de la macroéconomie américaine (étude complète à lire ici).
  • Analyse technique (3-6 mois): haussier.
  • Analyse technique (1-2 mois): neutre/haussier.

Ventes de logements neufs

Le marché du logement continue de s’améliorer, ce qui est un bon signe pour l’économie américaine. Après un ralentissement en 2018, les ventes de logements neufs continuent d’être à la hausse cette année. En octobre, les ventes de logements neufs sont ressorties en hausse de 31,6% sur une année.

Ventes logements neufs

Dans le passé, une hausse supérieure de 30% des ventes de logements neufs étaient un bon signe pour l’économie américaine et les marchés actions, puisque le S&P 500 était en hausse 89% du temps 6 mois plus tard.

Réaction S&P 500 lorsque les ventes de logements neufs croient de 30%

VIX

Le VIX a clôturé à son plus bas niveau en 1 an mercredi.

Plus bas d'un an du VIX

C’est assez impressionnant le nombre de personnes qui s’inquiètent d’un VIX si bas. Ils craignent que les chances de correction des marchés augmentent à mesure que le VIX soit faible. Ce raisonnement est vrai dans une certaine mesure.

Lorsque le VIX est très haut (>30), les probabilités de hausse du marché actions sont plus importantes que lorsque le VIX est faible (<20). Cependant, il n’y a pas de réelles différences en terme de probabilité de baisse entre un VIX à 17, 15 ou 12.

Il y a deux semaines, le VIX atteignait son plus bas niveau en 6 mois et je montrais que le VIX avait souvent tendance à rebondir, mais cela ne provoquait pas un repli du marché actions. La constatation est la même lorsque le VIX atteint son plus bas niveau en 1 an.

Evolution du S&P 500 lorsque le VIX inscrit un plus bas d'un an

Ratio Put/Call Equity

La complaisance des investisseurs est telle que la moyenne à 20 jours du ratio Put/Call Equity est inférieure à 0,6 depuis la semaine dernière.

Ratio Put/Call Equity sous 0,6

Dans le passé, une baisse si importante du ratio Put/Call Equity était souvent mitigé/légèrement haussier à court terme, mais bullish sur le long terme pour le marché actions

Evolution du S&P 500 lorsque le ratio Put/Call sous 0,6

MACD de NYSE Composite

La MACD du NYSE Composite est devenue positive en novembre après avoir évolué dans le rouge depuis l’automne 2018.

MACD NYSE Composite

Dans le passé, le marché boursier débutait souvent un nouveau bull-market après ce signal (2009, 2012, 2016). Une des exceptions était en 1987 avant la chute de 30% du marché en quelques mois.

Evolution du S&P 500 lorsque le MACD devient positif

Commentaires sur le marché américain des logements – Septembre

En ce moment, nous attendons beaucoup parler de la courbe des taux, de la guerre commerciale ou de la chute de la production industrielle, mais les observateurs de la macro ne semblent pas s’intéresser au marché des logements.

Confiance des constructeurs immobiliers

Pourtant, le marché des logements aux Etats-Unis continue à s’améliorer.

L’indice NAHB du marché immobilier a atteint son plus haut niveau en 20 mois à 71. Tout chiffre supérieur à 50 indique que davantage de constructeurs considèrent que les conditions de vente plutôt bonnes que mauvaises.

Indice NAHB à un plus haut de 20 mois en septembre.

Les indicateurs du logement sont extrêmement utiles en tant qu’indicateurs avancés de l’économie américaine. Par exemple, ils se sont affaiblis au second semestre de 2018 (avant le krach de décembre) et se sont renforcés depuis le début de 2019.

Dans le passé, lorsque l’indice NAHB du marché du logement atteignait son plus haut niveau en 20 mois, le S&P 500 était tout le temps en hausse 12 mois plus tard (sauf une baisse de 2% en 1993) et avec une performance médiane de 12% !

Performance du S&P 500 lorsque l'indice NAHB est à un plus haut de 20 mois

Mises en chantier

Les mises en chantier de logements mesurent le nombre de nouvelles maisons qui commencent à être construites aux États-Unis. Ce chiffre est en tendance haussière en ce moment.

Les mises en chantier sont ressorties en-dessous des attentes en septembre, mais les chiffres de juillet et août ont été revus à la hausse.

Le rapport a montré que les mises en chantier avaient diminué de 9,4% en septembre par rapport à août, mais qu’ils avaient augmenté de 1,6% sur une année glissante.

Les mises en chantier de maisons individuelles ont augmenté de 4,3% sur une année glissante tandis que les mises en chantier de logements collectifs ont diminué de 5,8%. Une grande partie de la faiblesse de ce mois-ci était dans les logements collectifs, mais le rapport reste correct dans son ensemble.

Dans le passé, les mises en chantier avaient tendance à baisser avant le début des récessions. Cette évolution est positive pour la macroéconomie, d’autant plus que les mises en chantier ont connu une tendance à la baisse à la fin de 2018.

Evolution des mises en chantier aux Etats-Unis

Logements collectifs

Vous trouverez ci-dessous l’évolution des mises en chantier et les achèvements de logements collectifs.

Comme la réalisation d’un logement collectif prend en moyenne plus d’un an, il existe un décalage entre les mises en chantier et les achèvements. Les achèvements sont importants car il s’agit d’une nouvelle offre ajoutée au marché, et les mises en chantier sont importantes car il s’agit d’une nouvelle offre future (les logements en construction sont également importants pour l’emploi).

Mises en chantier des logements collectifs aux Etats-Unis

Nous pouvons constater que la moyenne à 12 mois des mises en chantier (ligne rouge) a fortement augmenté les années après la grande récession jusqu’en 2015, puis a diminué. Les mises en chantier de logements collectifs évoluent dorénavant latéralement.

Cependant, je ne porterai pas de grande attention à cette stabilisation des mises en chantiers de logements collectifs, car nous pouvons constater qu’ils peuvent se stabiliser pendant de nombreuses années sans pour autant causer de récession.

Logements individuels

Le graphique ci-dessous montre les mises en chantier et les achèvements des logements unifamiliaux. Il faut généralement environ 6 mois entre la construction d’une maison unifamiliale et son achèvement. Les deux lignes sont donc beaucoup plus rapprochées. La ligne rouge correspond aux mises en chantier de logements unifamiliaux et la ligne bleue aux achèvements.

Mises en chantier des logements unifamiliaux aux Etats-Unis

Nous pouvons constater que les mises en chantier des logements unifamiliaux sont beaucoup plus utiles pour prédire le marché immobilier, car une baisse de la moyenne mobile à 12 mois peut être un signal de récession important, surtout lorsque l’économie est en fin de cycle (taux de chômage inférieur à 5% et courbe des taux inversée).

Pour le moment, ces mises en chantier sont stables. Leur nombre est relativement faible ce qui donne peu de chances de récession au cours des prochains mois.

Prix de vente des maisons

Le marché de l’immobilier américain n’est pas tout vert. Je note une baisse du prix de vente médian réel (net d’inflation) des maisons vendues. Dans le passé, le prix médian avait tendance à baisser avant la prochaine récession.

Prix réel des maisons vendus aux Etats-Unis

Logements disponibles

Le ratio entre le nombre de logements en vente et le nombre de logements vendus indique combien de mois le stocks de logements en vente disponibles peut tenir avec le rythme actuel d’achat si aucune maison neuve supplémentaire n’était construite.

Stock des logements

Après avoir augmenté en 2018, ce ratio est à nouveau en baisse en 2019, ce qui suggère qu’il y a eu plus de logements vendus que de logements mises en vente sur le marché depuis le début de l’année.

Le « stock » de logements disponible est en baisse et est à son niveau moyen (6 mois).

Le graphique ci-dessous montre la relation entre le ratio étudié précédemment et l’évolution sur une année du prix médian réel des maisons vendues. Nous pouvons constater qu’une réduction de l’offre de maisons (baisse du ratio) suggère un rebond des prix de vente.

Evolution du ratio des logements en vente/vendus

La moyenne à 12 mois du ratio est en baisse depuis seulement août. Si la tendance venait à être baissière, ce serait un signal positif pour l’économie. A l’inverse, si ce ratio recommence à augmenter et venait à dépasser 8 (8 mois de survie du stock avec le rythme actuel d’achat si aucune maison neuve n’est ajoutée au marché), ce serait un signal d’alerte pour l’économie américaine.

Conclusion sur les logements

Au vu des différents indicateurs étudiés, le marché de l’immobilier américain est encore solide et ne montre pas de signes de détérioration. L’indice NAHB et les mises en chantier des logements unifamiliaux sont des éléments positifs de la macro et suggèrent pas de récession à venir dans les prochains mois. L’offre de logements sur le marché est à sa moyenne historique ce qui écarte le scénario d’excès de construction (malgré les taux bas).

Le seul point noir relevé est le prix de vente médian des maisons vendues – en baisse depuis début 2018 (probablement en raison de l’augmentation de l’offre de maisons en vente).

Les ventes de logements neufs en septembre publiés la semaine prochaine devraient être élevées, mais ne devraient pas dépasser son pic inscrit en juin.

Pour une analyse des autres secteurs de l’économie (emploi, production, consommation et inflation), je vous invite à lire mon dernier bilan macroéconomique de l’économie américaine.

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